Je n'aime pas - "Mauvais comportements I"
Je n’aime pas – « Mauvais comportements I »
Texte du 23/05/2020 par MelCreativeGirl
Je n’aime pas. En toute honnêteté, je ne pensais pas avoir tant à dire sur ce sujet. Apparemment, la vie voulait que je teste et que j’éprouve un par un tous ces comportements malsains pour que je sois plus à même d’en parler… Il est vrai que les écrits sont plus crédibles quand ils prennent appui sur le vécu. Il est certain aussi que les épreuves douloureuses que l’on arrive à surmonter puis dépasser, nous rendent plus valeureux, plus confiants et moins naïfs.
« Il y a un moment où il faut faire confiance, accepter le risque d’être déçu ou blessé. Car quoi qu’il en soit, c’est de l’expérience pour demain. »
Mais bon, j’ai beau avoir un grand cœur, une grande empathie et comprendre les gens souvent mieux qu’eux, il n’empêche que je reste quelqu’un de sensible qui a souffert et redoute encore, ces blessures de rejet et/ou d’abandon.
La jalousie non justifiée et maladive
« Peu attirant celui qui se retient de t’aimer parce qu’il a peur, fortement décevant le jaloux qui ne croit pas en lui et cherche toujours l'approbation des autres parce qu'il n'a pas confiance en lui. »
La jalousie c’est moche. Les gens jaloux te voient comme leur possession, un peu comme les gamins avec leur nouveau jouet, ceux qui te piquent une crise dès que tu le leur prends. Outre le caractère très dévalorisant, parfois destructeur et honteux pour la personne devenue objet, la jalousie dénote un manque de confiance en soi et en l’autre. Le jaloux est envieux car il doute de lui et de ses capacités, il pense que les autres sont meilleurs que lui ou du moins, qu’il est inférieur, qu’il ne mérite pas, et parfois même, il se voit en imposteur. La jalousie peut briser des relations amicales ou amoureuses. Elle est souvent infondée car le jaloux extrapole, n’entend que ce qu’il veut entendre, imagine des faits ou pense à la place de l’autre. La crise peut être excessive, des mots blessants peuvent être dits ou au contraire, le silence peut s’installer. Et tout le monde sait qu’il n’y a pas d’Amour sans la confiance ni la communication.
« Ce qui nous affecte, ce n’est pas tant ce qui nous arrive, mais les fausses idées et croyances que l’on s’en fait, basées sur nos peurs et dictées par l’ego. »
L’indifférent qui se la joue inaccessible
Les premières fois, tu lui plais, tu le vois. Tu l’intéresses, c’est évident. Il se met sur son 31, il est charismatique, séducteur, tout ce que tu veux. Mais assez rapidement, il se la joue distant et inaccessible. Il t’ignore, donne son temps et son attention à d’autres, ne te parle pas ou te fuit carrément.
« L’indifférence est le résultat de l’absence de volonté d’aimer. »
L’indifférence fait beaucoup de mal car elle te fait sentir seul/e et indésirable par l’abandon et parfois le rejet de ta personne. Pourtant ce n’est qu’un masque de peurs. Derrière, l’indifférent est vulnérable dans ce qu’il ressent, enfin s’il ressent quelque chose parce que souvent il est dans le déni. Et il ne veut surtout pas s’afficher comme ça devant toi. Le problème c’est que ce masque éloigne l’Amour et que seul le porteur peut l’enlever. Certains n’en auront jamais la volonté. Cela indique une certaine immaturité, tout comme la jalousie, une peur d’affronter ce que l’on ressent et qui l’on est vraiment, en préférant rejeter ou renier les sentiments plutôt que de les vivre pleinement. Quoi qu’il en soit, il est pour moi très clair que
« Si tu le fuis, c’est que cet Amour n’est pas pour toi. »
Et qu’à l’évidence, tu le laisses à d’autres bien plus aimables et valeureux que toi.
L’absence de courage du lâche qui subit sa vie
« Nombreux sont ceux qui disent « C’est dommage » ou « J’aurais bien aimé » sans avoir jamais rien tenté. »
Elle rejoint l’indifférence et la jalousie qui sont pour moi des formes de lâcheté. Le lâche est faible et couard, il préfère penser à la place des autres (j’appelle cela de la fausse empathie) pour ne pas agir. Il se trouve des excuses ou des défauts pour ne pas oser. Par exemple, aller vers l’autre et lui demander quelque chose ou lui faire un compliment, est mission impossible. C’est le genre à se dire Je suis trop timide, Je n’ai jamais su faire avec les filles ou Elle va me rejeter alors à quoi bon ? La peur du rejet et de l’abandon peut être très forte au point de rejeter la personne avant qu’elle ne le fasse, ou qu’il s’imagine qu’elle le fasse. Le lâche doute énormément et a une très faible estime de lui-même. Il se voit alors comme une merde qui ne réussit pas. Et je dis souvent
« Comme il est vain de chercher à être aimé quand on ne s’aime pas soi-même ! »
Il n’a pas surmonté ses souffrances et ses échecs passés, et perpétue tout seul les mêmes problèmes relationnels. En gros, il se tire une balle dans le pied et sabote toutes ses chances de réussite. Malheureusement pour lui, ses peurs risquent de se concrétiser car
« Rien n'est moins attirant qu'une personne qui ne croit pas en elle, en ses capacités et en ses chances de réussir. »
Le lâche ne saura pas demander, agir et prendre du temps pour lui. Il n’a pas d’identité car il n’a pas de volonté propre. Ainsi, il peut avoir tendance à se donner trop aux autres sans penser à lui, sans même essayer de se connaître. Il leur laisse le soin de l’aimer, ce qui lui évite de le faire et de contenter tout seul ses besoins de vie et d’amour. Il ne veut pas faire de lui sa priorité. Les autres peuvent alors en abuser et il ne le voit même pas, parce que suite à sa peur d’être rejeté, il cherche à plaire à tout le monde en se donnant pareillement aux uns et aux autres.
« Si ton amour ne vaut rien, c’est qu’il n’est pas tien ni exclusif. »
Il ne sait pas imposer de limites ou dire non, ainsi il se sacrifie, pensant ne pas mériter mieux. Il voudrait croire que les rêves se réalisent tout seuls parce qu’il manque de courage pour les concrétiser lui-même. C’est pour cela qu’il ne cherche même pas à en avoir ni à connaître ses volontés ou qu’il ne les vit que dans sa tête. Il est victime de sa procrastination et se désole de subir sa vie au lieu de la savourer. La lâcheté peut conduire à l’infidélité consommée ou aux tromperies parce qu’il faut de la détermination pour mettre fin à son couple quand on n’est pas heureux. Et malheureusement, cette volonté lui fait cruellement défaut… De fait, il peut se sentir coupable et perdre beaucoup en pouvoir d’aimer, c’est-à-dire en estime et confiance en lui. Pour masquer ce désamour et cette lâcheté à agir pour contenter ses besoins, il se cache derrière l’excuse de la timidité et de la fausse gentillesse. Pourtant, l’Amour se fait courage inconditionnel, et on sait en faire preuve sans timidité, sans honte, quand il est authentique, sincère et désintéressé. Ainsi, pour pouvoir être donné à l’autre sans en souffrir, on doit d’abord se l’accorder.
« Ses manques d’amour, chacun doit les combler par soi-même. »
Le manipulateur, insensible séducteur
L’insensible se complaît à faire du mal pour s’en faire. Il ne fonctionne qu’à la dépendance et au parasitisme affectif. Cela marche plutôt bien sur les personnes trop gentilles et naïves qui s’obstinent à vouloir aimer et « sauver » ce genre d’individus qui n’ont pour seul problème de ne pas s’aimer. S’ils s’aimaient, ils sauraient s’accorder ce qui est bon pour eux, ils prendraient soin d’eux et se rendraient heureux. Ils pourraient alors te donner la même chose. Ce sont des manipulateurs qui savent très bien comment réussir une relation mais tant qu’ils ne s’aiment pas, ils useront de toutes les méchancetés pour gagner en pouvoir sur toi, en te rendant de plus en plus vulnérable et à leur merci. Au début, ils donneront beaucoup pour te lier à eux et pour exiger beaucoup de toi par la suite. Ils ne savent pas remercier, s’excuser, ne pas recommencer, se remettre en question, n’acceptent pas le reproche et jouent le rôle de la victime pour te punir, te culpabiliser à la moindre occasion. Ils se nourrissent de ta souffrance et dans leur monde il n’y a qu’eux. Ils auront de belles paroles pour t’appâter puis juste après ils refermeront la cage de l’emprise psychologique. Tu apprendras donc dans la douleur et la tristesse, que
« Quelqu’un qui te dit Je t’aime n’a pas forcément la volonté de t’aimer. »
Le toxique orgueilleux et négatif
Il ne se respecte pas lui-même et cela se traduit par un manque de considération et de tolérance envers les autres : irrespect, mépris, médisance, joue de ta confiance, juge rapidement, parle vite et beaucoup, se donne des airs supérieurs, est excessif dans ses réactions, un peu comme au théâtre… Et en effet, il est capable de montrer un visage différent selon les personnes (il a un peu du manipulateur). Son jeu est donc assez subtil mais à l’entendre parler des autres et à le voir se comporter, tu comprends vite le fond malsain de sa personne. Il ne sait pas écouter ni prendre le temps pour eux. Il fait juste semblant de s’y intéresser ; son égo est démesuré. Le tout est bien maquillé par des airs orgueilleux de fausse confiance genre Tout va bien pour moi, je suis posé dans ma life… le mec bien dans le moule dicté par la société, hyper sollicité, le portable vissé dans la main et jamais le temps de rien. Mais en réalité, il n’est pas heureux et sa vie misérable n’a rien d’enviable. C’est plutôt lui qui est envieux et jaloux de tout, même de toi. Leur sourire est faux pour qui sait le voir. Il est très négatif et aura tendance à se plaindre sans arrêt, accusant les autres de sa malchance. Si tu as le malheur de lui dire que tu ne vas pas bien, lui c’est toujours pire. Il n’a donc pas de temps pour toi et c’est tant mieux car ce genre de personne est toxique et voleur d’énergie positive.
« Il y a ceux qui existent à travers leur portable, ceux qui pensent avec leurs organes génitaux, ceux qui dorment avec leur travail… et ceux qui vivent avec leur femme. »
L’inconsistant sans personnalité
Tu t’ennuies avec eux et te sens seul/e avec eux. Au début, ils s’intéressent beaucoup à toi et veulent tout savoir, tout partager, passer tout leur temps avec toi. Ils ne trouvent leur bonheur et ne sont heureux qu’en ta présence, c’est très vite l’attachement et la dépendance affective. En ton absence, ils ne sont rien, ils sont vides de tout, de passion, d’envie, de joie, de désir, de volonté, d’aventure, de découverte… Ils sont indécis, ils ne savent pas ce qu’ils veulent et ce qui peut les rendre heureux (à part toi). Se sont-ils d’ailleurs posés la question un jour ?
« Quand tu ne sais pas ce tu veux, tu ne l'as pas. L’indécision ne mène à rien, certainement à ce que tu es. »
Ils se mettent au service des autres, se donnent aux uns comme aux autres sans distinction, se font exploiter ou rouler du fait qu’ils ne s’attribuent aucune valeur. Ils ne le voient même pas parce qu’ils sont prêts à tout pour être acceptés. Quand tu arrives dans leur vie, ils n’existent qu’à travers toi, certains se diront même être ton serviteur, tu pourrais en faire ce que tu veux. Oui, ça craint. Des gentils toutous. Au début, tu te dis Génial, enfin un mec qui s’intéresse à moi ! et après tu t’aperçois qu’il n’y a que toi qui parles, lui, il a juste de la bave au coin de la bouche, il n’a rien à raconter, rien à partager ou à proposer… A la fin tu te dis que ton miroir fait bien la même chose sans la contrainte de prendre tout ton temps ou d’avoir à le promener. Sans toi ils sont perdus, ils ont très peur que tu les oublies et feraient vraiment tout, tout, tout pour ne pas être abandonnés au bord du chemin et se retrouver tout seul face à leurs peurs et à ce qu’ils sont. Ceci dit,
« Quand l’autre ne nous a rien fait connaître de beau ou de bon, il n’y a rien que l’on puisse regretter ou qui nous manque de lui. »
De plus, il ne faut pas avoir peur de les sortir de ta vie pour qu’ils prennent conscience qu’ils ne sont pas aimés mais abusés par les faux-semblants. C’est le seul moyen pour qu’ils trouvent leurs volontés propres et qu’ils aient le courage de ne plus assouvir celles des autres, en vue d’être libres d’exprimer les leurs.
Le point commun à toutes ces attitudes est que ces gens ne s’aiment pas ou s’aiment mal et donc sont incapables de t’aimer sans te faire mal ou dépendre totalement de toi. Cette forme d’attachement malsain n’est pas de l’amour, mais de la souffrance déguisée en amour.
« Aimer quelqu’un sans s’aimer, c’est ne pas savoir l’aimer et donc ne pas l’aimer. »
Ils ne se respectent pas, ne se valorisent pas, ne prennent pas soin d’eux, ne se rendent pas heureux et donc ne peuvent t’offrir tout cela. Ils présentent parfois un petit mélange de ces attitudes. Ils sont souvent réellement en souffrance psychologique (état dépressif, trouble anxieux, burn out) ou physique (maux de tête, intestinaux…) car leur âme crie le mal-être de l’intérieur. En effet, c’est fatiguant d’être faux, menteur, hypocrite, c’est usant de cacher qui on est vraiment, de se sacrifier sans s’autoriser à recevoir, c’est mortel de souffrir en silence, tandis que notre âme hurle au fond de nous pour libérer notre Vérité.
« Il y a celui qui accepte ce qu’il est, de s'aimer et d'être aimé, et celui qui se donne des airs, porte un masque et ne sera jamais heureux. »
Ils ne peuvent vivre tout seuls, car ils en ont trop peur, préférant cohabiter avec une personne qu’ils font semblant d’aimer, et laissant filer ainsi les plus belles années de leur vie dans la désolation la plus totale. Ils se sentent vieux et malheureux car ils ne sont pas maîtres de leur vie. Les rares plaisirs qu’ils s’accordent ne les contentent même plus, et de surcroit, ils sont souvent en proie à l’addiction. Puis ils se sentent malades, démotivés et fatigués pour un rien. Ils ne vivent pas l’instant présent qui est gâché par l’image dégradante qu’ils ont d’eux, les réminiscences d’un passé non surmonté, de souffrances non dépassées, les peurs de l’abandon, de la solitude ou de l’incertitude du lendemain. La profondeur de leur désamour est souvent inconsciente. Tant qu’elle le sera, les souffrances qui y sont rattachées se feront ressentir, car les peurs originelles, conséquentes aux manques et blessures de l’enfance (cœur brisé), ne seront pas acceptées. Elles tournent toujours autour de la crainte de ne pas être aimé, d’être seul et de mourir. Ces trois peurs sont intimement liées, elles empêchent respectivement d’aimer, de s’accomplir et de vivre.
« Les peurs qui prennent de l’importance en pensée finissent toujours par arriver. Alors autant les affronter une bonne fois pour toute pour ne plus les craindre. »
En attendant, ils ne savent pas apprécier les petits bonheurs, les choses simples de la vie, les gens qu’ils rencontrent, ni prendre le temps pour ceux qui comptent pour eux... Les voient-ils seulement ? Ils ne sont pas dans l’Amour mais à l’opposé, c’est-à-dire dans la peur d’aimer et de s’aimer.
23 mai 2020
« Je n’aime pas ces gens qui disent m’aimer, mais qui ne font rien pour me faire sentir spéciale ou importante à leurs yeux. » - Mel
/image%2F7074159%2F20250523%2Fob_dce114_melcreativegirl-je-n-aime-pas-mauvais.png)
/image%2F7074159%2F20241224%2Fob_42fa72_melba.jpg)
/image%2F7074159%2F20250429%2Fob_55a5be_design-sans-titre-1.png)