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Je n’aime pas – « Prisonnier du temps et des autres »

8 Novembre 2025 , Rédigé par MelCreativeGirl Publié dans #Je n'aime pas

Illustration de @melcreativegirl

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Je n’aime pas – « Prisonnier du temps et des autres »

Texte du 08/11/2020 par MelCreativeGirl

 

Je n’aime pas la souffrance. Les gens en souffrance sont malheureux. Souvent ils ont conscience de l’être, mais ils sont comme bloqués, incapables d’agir pour se sortir de cet enlisement mortel. Leur absence de volonté pour ne plus souffrir ou faire souffrir, me laisse dans l’incompréhension et la tristesse. En effet, ils se donnent beaucoup de peine pour masquer leurs blessures plutôt que les dépasser. Ils préfèrent nier leur vrai nature plutôt que de s’accepter tels quels, dans leur sensibilité, et exprimer ce qu’ils sont. Ils rejettent la faute sur d’autres plutôt que de se remettre en question et devenir meilleurs. Ils penchent vers le mal plutôt que vers le bien, et ils trouvent encore le moyen de s’en plaindre. Et même s’ils disent le contraire parce qu’ils pensent n’avoir pas eu le choix et avoir subi tout ce qui leur est arrivé, ils ont quand-même leur part de responsabilité. En effet, en l’absence de volonté et par lâcheté,

« L’inaction est aussi un choix. »

Ils tolèrent leur souffrance, ils en ont fait leur quotidien, ils se sont même identifiés à elle. Ils se trouvent des excuses, ils accusent les autres et leur reprochent ce qu’on pourrait leur reprocher. Ils jouent la victime ou le bourreau, se cachent ou ne s’en cachent pas, pensent tout contrôler ou envoient tout valser… C’est le grand rôle qu’ils se sont attribué, celui qui flatte leur ego dans leur monde de pantins corrompus. Ce cloaque où tout n’est que traitrise, hostilité franche, suspicion et mépris, duplicité et hypocrisie, oubli et abandon, puis maladie et mort. Là, dans les ténèbres des coulisses, ils disent n’avoir rien à offrir, alors ils se donnent une fin. La lumière se retire, l’amour puis la vie ; c’est l’inconscience, l’abandon puis la mort. Rideau !

 

Depuis toute petite, je ne souhaite que joie et amour, à moi bien sûr, mais aux autres aussi. J’ai compris et accepté très tôt que le bien est dans l’Amour et le temps passé à l’exprimer, que le mal est dans la souffrance et les peurs qu’elle dissimule. Dès lors, j’ai toujours pensé Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent. Ça, c’est une vraie sagesse d’Amour et de Vie. Beaucoup de gens devraient se la répéter avant de parler ou se taire, d’agir ou ne rien faire. Oui, car le mal se cache aussi derrière ce qui n’est pas dit ou ce qui n’est pas fait. Puis, avec le temps et jusqu’à aujourd’hui, je l’ai complété avec Ne fais pas aux autres le mal qu’ils t’ont fait.

« Il faut savoir mettre un terme à la souffrance et il n’y a qu’un moyen d’y parvenir ; c’est avoir la volonté de la comprendre et ne plus la subir. »

De chaque situation blessante, il faut savoir en tirer les leçons de vie, être résilient et sage. Pour moi, c’était et c’est toujours l’évidence. Pourtant, je me suis aperçue que ce n’était pas le cas de la majorité. Finalement, même adulte, on en est toujours au stade du C’est lui qu’a commencé ! Parce que s’ils voulaient vraiment ne plus en souffrir, ils feraient tout pour en déterminer l’origine afin qu’elle cesse. Mais malheureusement, ce qu’ils ne veulent pas voir et redoutent certainement plus que tout, c’est qu’ils en sont la cause. Ils n’acceptent pas être responsables de leurs agissements et des situations blessantes qu’ils appellent à vivre. La plupart résistent ou s’opposent même à changer, c’est-à-dire à se remettre en question pour cesser de (se) faire mal. Guérir de ses souffrances ne se fera jamais si on nie en être à l’origine ou si on ne veut pas aller mieux.

« Si cela te fait peur, c’est que tu ne veux pas voir que c’est toi qui crées la réalité de ce que tu es et vis. »

Comme je dis souvent, on ne peut forcer personne à être heureux, arrêter de subir sa vie et se reprendre en main… Avant le courage d’agir pour ne plus souffrir, il doit donc y avoir la volonté de comprendre l’origine de sa souffrance, à savoir identifier ses propres peurs et croyances qui se cachent derrière. Tant qu’on ne conscientise pas ou qu’on ne veut pas voir que la souffrance ressentie est de notre fait et non celui des autres, il n’y a pas non plus la volonté d’en guérir.

« La mise en Lumière et l’Acceptation de nos souffrances nous apportent la volonté de ne plus les subir par la compréhension que nous en sommes les seuls responsables. »

Se faire du mal et en faire aux autres, on ne le veut pas généralement, on cherche même à l’éviter. Mais c’est en voulant justement éviter cette souffrance qu’on l’amène à se reproduire. Tant qu’on réfute notre responsabilité à appeler le mal dans notre monde à cause de nos peurs, de nos pensées et de nos comportements, on va se rendre prisonnier, en mettant tout seul les fers à nos poignets.

« Le mal s’exerce dans l’inconscience de nos peurs, c’est pour cela qu’il faut les identifier pour ne plus en souffrir. »

Il y a deux façons de supprimer sa liberté c’est-à-dire s’empêcher d’être soi-même et s’interdire de devenir maître de sa vie.

* La première est de se rendre prisonnier du temps.

On laisse les évènements nous affecter et on s’identifie à eux ; à nos échecs et regrets, aux erreurs commises, aux souffrances subies ou infligées à d’autres. On se crée une image de soi très négative voire malsaine. C’est une image illusoire qui est définie par le passé : ce qui nous est arrivé et ce que l’on a été ou pensons avoir été, ou encore ce que l’on a dit de nous. Un passé révolu que l’on est bien le seul à ne pas avoir laissé derrière et à entretenir aujourd’hui. Vivre dans le passé nous gâche l’instant présent et ne nous laisse aucun avenir. Cela nous oblige à repasser en continu et d’une intensité croissante, tout ce qui a fait mal, à le partager avec d’autres et le propager. Ce sont des boucles de souffrances récurrentes où on se vide de notre énergie, à perpétuer ce qui a été et à s'y perdre, au lieu de l'utiliser pour créer ce qui est, ce qui vient et qui on devient, comme on le souhaiterait. Ainsi, en étant encore tourné vers le passé, on supprime ses rêves, ses espoirs, son potentiel, ses objectifs de vie, ses aspirations à devenir qui on voudrait être, etc.

« Être prisonnier du temps c’est renoncer à son futur en écoutant son passé. »

* La deuxième façon de se rendre prisonnier, est de se faire esclave des autres.

En ce cas, les autres, on en fait notre priorité et on se sacrifie pour eux. Cela revient à se rejeter, s’oublier, se délaisser, s’abandonner, pour se consacrer pleinement à eux. On leur confie le soin de nous aimer à notre place. On leur donne tout notre temps, ainsi on n’en a pas pour s’occuper de nous, se ressourcer, être créatif, exprimer son potentiel, etc. En se privant de notre temps de vie pour prendre soin de nous par nous-mêmes, on se fait beaucoup de mal. A croire que c’est ce que l’on recherche… On attire alors à nous des personnes profiteuses et vénales qui prennent du pouvoir sur notre vie. Elles nous dominent psychologiquement, en influençant nos avis, nos décisions, nos choix, en grignotant nos libertés, en abusant de notre gentillesse et en jouant sur notre besoin d’affection. On ne se rend pas compte qu’elles nous volent notre amour et notre temps, qu’elles vampirisent notre énergie, c’est-à-dire notre vie. De plus, on se dégoûte, on se sent coupable, honteux, méprisable, lâche… On pense ne pas mériter mieux, on se dévalorise. Et pire que tout, on croit être infidèle, traître et déloyal si on se désengage pour récupérer notre liberté. Cet attachement vis-à-vis d’eux est malsain et source des pires souffrances. Ce sont ce que j’appelle, des relations de dépendance et de parasitisme affectifs. Elles nous ôtent la liberté d’être qui on est vraiment, de faire nos bons choix de vie, de partir et de s’accomplir. Il faut trouver le courage, la confiance en Soi, de s’en libérer pour ne plus avoir à les subir, en vue de retrouver sa dignité, son amour-propre, le respect de sa propre personne. C’est récupérer le pouvoir sur sa vie, ses libertés d’être et d’aimer, en s'autorisant son droit de vivre par l’Amour de Soi.

« La plupart des gens vivraient bien plus heureux s’ils s’aimaient davantage et retrouvaient le pouvoir sur leur vie. »

Se rendre prisonnier du temps ou des autres revient à supprimer soi-même sa liberté de ressentir et de s’exprimer. Cela revient à s’empêcher de vivre car c’est dans notre nature de ressentir et de s’exprimer. C’est se priver de ce temps pour s’accepter et de s’aimer, en devenant sa priorité. C’est s’interdire de compter sur soi pour s’apporter ce qui est bon. C’est saboter sa chance de réussir, de se révéler et s’accomplir. C’est se laisser affecter et souffrir de son émotionnel, de ses ressentiments : colère, frustration, culpabilité, jalousie, déception, tristesse, manque… au lieu de les accueillir et de s’accepter dans sa sensibilité, sa vulnérabilité pour se comprendre et se connaître. C’est se rejeter et se délaisser, en s’oubliant, parce qu’on a peur. Peur de la séparation, du rejet, de la folie, de l’oubli, de l’abandon, oui, peur d’être seul et peur de s’aimer. C’est ne pas s’autoriser à ressentir tout ce qui est bon pour nous, se passer des beaux sentiments, notamment se priver de l’amour et ne pas se permettre de le recevoir.

« Quelqu’un qui ne sait pas exprimer l’amour de sa propre personne, ne saura ni le trouver chez les autres ni le vivre. »

 

Dans l’inconscience de tout cela, tu vis tes souffrances en continu, en appelant à toi les situations qui les reproduisent. Tu emprisonnes toi-même ton amour. L’unique clé de sa libération est ta propre volonté. Oui car il n’y a pas d’Amour sans volonté.

« C’est impossible ou possible seulement par ta volonté. En fait, dans la vie, tout est question de volonté. »

Tout le monde est capable de faire le bien, mais pour cela il faut le vouloir.

« Nous avons le bien et le mal en nous, mais seules la volonté et l’expression consciente de l’Amour de Soi, nous permettent de faire le bien. »

Mais le veux-tu seulement ? Veux-tu ne plus souffrir ? Veux-tu libérer l’Amour et t’accorder le droit de vivre ? Faire le bien et rendre heureux ceux que tu aimes ? Si oui,

« Qu’attends-tu pour aimer et vivre ? »

Si tu attends ou hésites, c’est que tu as encore des excuses, des impossibilités, des blocages et donc des peurs à dépasser. Il te faut alors davantage de volonté, d’optimisme, te donner des objectifs de vie et tout faire pour vivre tes rêves, c’est-à-dire croire en toi. Personne ne saura t’aimer mieux que toi-même. De plus, par cette libération de l’Amour de toi en toi, tu pourras à la fois le donner et le recevoir, car aimer vraiment sous-entend ceci en chacun de nous :

« Tout le bien que je me fais, est tout le bien que je veux te faire. »

La phrase fait également sens si tu remplaces le mot bien par mal. C’est pour cette raison, que dans l’inconscience de tes peurs et de ta responsabilité à les concrétiser dans ta réalité, tu blesses avec toi ceux que tu penses aimer…

8 novembre 2020

« S’aimer c’est gagner sa liberté et son droit de vivre. » - Mel

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