J’aime vivre – « La force d’acceptation du lâcher-prise »
J’aime vivre – « La force d’acceptation du lâcher-prise »
Texte du 14/02/2021 par MelCreativeGirl
« Il y en a pour qui le changement fait trop peur pour tomber le masque du faux-moi et se sortir d'une existence malheureuse. Et d’autres qui aiment les remises en question permettant une vie heureuse en accord avec qui ils sont vraiment. Ces deux personnalités ne sont pas faites pour s’entendre. »
Effectivement, il y a ceux qui ont compris qu’il fallait aimer pour vivre, ils en ont fait leur quotidien, leur credo. Ils ressentent et expriment leur Amour pour la Vie, la leur et celle des autres, pour en tirer toutes les joies et réjouissances possibles. Et il y en a tout autant, si ce n’est plus malheureusement, qui se les interdisent car ils sont davantage dans la peur et le rejet de soi. Ils ont peur de manquer d’Amour, alors ils sont dans l’attente d’être aimés, au lieu de s’aimer d’abord eux-mêmes. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que
« Le temps peut se faire très long à attendre son Amour sans se le donner d’abord. »
Cette attente de l’amour des autres, les bloque dans les souffrances passées et les relations d’attachement malsain. Cela les empêche de se tourner vers tout changement bénéfique de leur vie, en étant confiants et méritants. Ils ne donnent leur amour que dans le but d’en avoir en retour, et dépendent donc des autres pour être aimés tant qu’ils ne s’accordent pas le leur. Ainsi, toute relation avec eux part bancale dès le départ, car ils refusent tout changement et remise en question pour se donner l’Amour eux-mêmes. Pourtant, il faut bien qu’ils se disent que
« La peur d’aimer est la peur de ne pas l’être. Elle est effective et douloureuse tant que tu ne t’aimes pas toi-même. »
De fait, certains attachent plus d’importance à recevoir l’amour qu’à le donner, et d’autres à le donner plus qu’à le recevoir. D’ailleurs, c’est pour cela que ces opposés s’attirent au départ pour se compléter, puis finissent par se repousser par la trop grande différence de volonté d’aimer. Quoi qu’il en soit, les uns comme les autres ne savent pas mettre fin aux situations de dépendance qui ne les rendent pas vraiment heureux ou qui les font carrément souffrir. Assurément, ces relations ne les rendent pas libres d’exprimer qui ils sont, en leur prenant tout leur temps de vie et leur santé. C’est en cela que ce n’est pas de l’Amour et qu’ils se trompent s’ils pensent le contraire. De plus, ils ont vraiment des raisons de craindre de ne pas être aimés, étant donné que c’est réellement le cas, puisqu’ils ne savent pas aimer ce qu’ils sont eux-mêmes. Et oui, pourquoi serais-tu aimé/e alors que tu ne t’aimes pas toi-même ?
« Pour être aimé, il faut d'abord savoir aimer qui l’on est. »
Quelqu’un qui ne sait pas satisfaire ses propres besoins d’amour, ne saura pas non plus contenter les tiens. Forcer un aphile à t’aimer revient donc à vouloir souffrir avec lui de son désamour. Partant de là, il est compréhensible qu’ils soient beaucoup dans le contrôle de l’autre et de la relation, avec les extrêmes douloureux, toxiques voire pervers, dont tout le monde a fait plus ou moins l’expérience. En effet, dans toute relation, chaque partenaire autorise l’autre à exercer un certain pouvoir sur sa vie, sur ce qu’il est, ainsi que sur l’amour qu’il peut donner. Ce pouvoir est intimement lié à la capacité et à la volonté d’aimer l’autre autant que l’on s’aime. Autrement dit,
« Celui qui veut t’aimer ou te faire souffrir, va chercher à connaître tes volontés et gagner en pouvoir sur toi, en vue de te faire du bien ou du mal. »
Les aphiles dans l’incapacité de s’aimer, créent alors un relationnel malsain, où se développent les souffrances liées aux abus et privations de toutes sortes. De ces souffrances basées sur une variété de ressentiments tels que déception, culpabilité, jalousie, rancune, honte, regret et autres, dont ils ont souffert par le passé et qu’ils n’ont pas la volonté ni le courage de faire cesser. Ils souffrent alors de la peur inconsciente de manquer d’Amour et de le perdre, parce qu’ils sont impuissants à se le donner eux-mêmes. Et c’est ce qui advient.
« Celui qui ne se donne pas l’Amour de Soi, est dans l’attente d’être aimé par d’autres, et dans la peur constante de perdre cet amour. »
Cela joue directement sur tous les aspects de leur vie. Ils ne peuvent pas être heureux tout seuls car ils dépendent des autres pour être aimés. De fait, ils ne peuvent proposer à l’autre que les souffrances de leur désamour, ce qui fait que la relation elle-même, ne peut rien apporter de bon.
« Les aphiles partagent entre eux leur incapacité à se rendre heureux tout seuls. Mais ils n'en sont pas heureux pour autant. »
En conséquence, ils ne savent pas non plus lâcher prise pour accepter tout changement important de leur vie, qui pourrait leur permettre de se donner cet Amour dont ils se privent.
Rien d’étonnant que lâcher prise soit alors la chose la plus difficile pour eux. Ce sont des gens faux et changeants, des fuyards égocentriques, dépourvus de volonté propre et de buts. Ils en souffrent et en font souffrir mais ne veulent pas le reconnaître. Ils n’ont de toutes façons, ni la volonté ni l’intellect émotionnel de voir la Vérité en face, encore moins de l’accepter. Ils préfèrent continuer à s’accrocher à ce qui leur fait mal, à encaisser les déceptions et les remords, que se laisser gagner par les beaux sentiments. Ils se bercent d’illusions en pensant être aimés, plutôt que d’avoir le courage de ne plus se mentir. Ils ne se permettent pas d’exposer leurs vulnérabilités liées au besoin d’Amour, se refusant de le ressentir en eux, de l’accueillir lorsqu’il se présente, de l’exprimer quand il le faudrait, en vue de le partager avec ceux qui leur importent et qu’ils voudraient retenir dans leur vie.
« Tu ne peux emprunter le chemin de l’Amour si tu le rejettes quand il s’offre à toi, si tu l’abandonnes quand il te faudrait le donner. »
Ils n’arrivent pas à se laisser porter par ce qu’ils éprouvent de bon venant du cœur, par ce qu’ils ont de plus sensible en eux, par tout ce qui les rendrait heureux. Ils ne savent pas laisser partir et venir ce qui doit être, se délester de ce qui ne leur convient plus, pour s’ouvrir à ce qui les attire follement et leur correspond. Ils repoussent donc tout changement parce qu’ils ne veulent pas s’aimer : ils ressentent l’Amour mais n'ont pas la volonté de l’exprimer pour le vivre et le faire leur. Ils en deviennent mauvais et indignes d’être aimés.
« Tout le monde éprouve de l’amour et de la peur. Mais seulement ce que nous choisissons d’exprimer fera de nous de bonnes ou de mauvaises personnes. »
La communication en toute franchise, l’empathie, les excuses, le pardon, les prises de conscience et les remises en question ? Non, très peu pour eux, car ils ne connaissent pas le respect. C’est ce qui explique qu’ils refusent de changer et devenir meilleurs. Ils s’inventent des raisons, des excuses, pour résister ou s’opposer, et restent ainsi bloqués dans les limites de leur ego et de celui des autres. Ils ne veulent pas lâcher prise en acceptant la Vérité, c’est-à-dire l’Amour de ce qu’ils sont.
« Tu ne peux pas résoudre les problèmes à la place des autres, tu ne peux que laisser les responsabilités à qui doit les prendre. »
Nous n’avons pas à porter les responsabilités des autres ni régler les problèmes à leur place. Nous pouvons seulement faire remarquer, soulever les interrogations, aider à la prise de conscience des peurs, des souffrances, des croyances, des injustices, des manques, etc. Il s’agit bien de lâcher prise, c’est-à-dire de faire ce que l’on juge bon de faire au maximum de nos possibilités et compétences, puis de laisser les responsabilités à qui doit les prendre. Nous avons chacun notre vie, même nos enfants ont la leur. Ceux qui n’y arrivent pas, sont souvent dans l’inquiétude, stressés et angoissés, pour tout et pour rien, dans la peur constante de ce qui pourrait arriver. Ils croient souvent que s’inquiéter pour l’autre, c’est l’aimer. Mais pas du tout. Au contraire, c’est lui faire porter ses peurs et souffrances, c’est partager avec lui ses pensées négatives et les préjugés débiles de son ego blessé, liés à un passé douloureux et non dépassé.
« L’inquiétude est nuisible car elle fait revivre le passé, pourrit l’instant présent et n’améliore en aucune façon le futur. »
Il vient un moment où il faut apprendre à se détacher des problèmes des autres, à ne pas toujours vouloir être fort pour eux ou tout leur faire… Agir pour Soi et se rendre heureux tout seul doit être notre priorité, pour savoir par la suite, aider les autres à agir pour eux.
« Lâcher prise : on s’en fout et ça fait du bien. »
Car avant tout,
« Vivre c’est savoir lâcher prise. »
Nous devons laisser les décisions à qui doit les prendre, les changements à qui doit les mettre en œuvre. L’aimer ce n’est pas tout lui faire. Au contraire, l’aimer, c’est aller vers lui, s’y intéresser, vouloir le connaître, l’écouter, le regarder, lui parler. C’est montrer l’exemple, faire preuve d’Amour sous diverses formes, le lui communiquer et le partager. C’est aussi lui faire comprendre qu’il n’est pas seul dans son cas, éventuellement le conseiller et lui donner des solutions pour l’aider. C’est faire preuve d’empathie, de logique et d’intellect comme on pourrait le faire pour nous dans une telle situation, juste pour son bien. Oui je peux t’aider à aller mieux et si j’y arrive, tant mieux. Par contre, je ne vais pas agir ou changer à ta place. Si je n’ai pas de retour d’Amour de ta part ou que tu refuses ce que j'ai à t'offrir, tant pis pour toi… ce sera pour un autre qui saura l'apprécier à sa juste valeur. Mais peut-être sais-tu comment aider les gens qui ne veulent pas de ton Amour ? Moi non, alors
« Quand les gens ne veulent pas saisir la main tendue, c’est qu’il faut les laisser se casser la gueule. »
J’ai donc appris qu’il ne faut pas avoir peur de s’éloigner de ces gens froids, désagréables voire méchants, les laisser seuls goûter à la noirceur de leur désamour, à l’amertume de leurs regrets et culpabilités, ainsi qu’au manque douloureux de l’Amour qu’ils croyaient acquis. C’est même leur rendre service, et pour nous, c’est se libérer d’eux. On s’y habitue et on n’y pense plus avec le temps, mais il ne faut pas oublier que
« Quand tu donnes l’Amour pour de vrai, tu prends le risque qu’il ne te revienne pas. »
Le don d’Amour ne fait pas souffrir quand tu sais lâcher prise, c’est-à-dire quand tu sais arrêter de le donner. La capacité d’aimer est dans cet équilibre délicat de savoir quand être généreux et quand ne plus l’être. Car savoir donner c’est aussi savoir se respecter et éviter ainsi, le sacrifice de Soi.
« Se respecter, c’est savoir arrêter de donner de son temps et de son Amour à ceux qui n’en veulent pas ou ne savent pas te le rendre. »
C’est donc savoir dire non aux autres et oui à Soi, comme savoir prendre des décisions dans son seul intérêt. C’est avoir le courage de mettre fin à ces relations qui nous privent de nos libertés, celles d’exprimer qui on est et l’Amour à ceux que l’on aime. En effet, il y a des limites à la compassion, ce sont celles qui mettent en péril notre vie par le sacrifice de Soi pour d’autres, les mêmes qui nous piègent dans la dépendance affective et toxique. Seul le lâcher-prise peut mettre un frein à la souffrance ressentie par compassion. Il permet effectivement de ne pas se donner démesurément ou pour rien, de ne pas être dans l’attente de quoi que ce soit vis-à-vis des autres, mais aussi et surtout, de savoir s’en détacher pour garder intactes nos libertés. Il faut bien le dire, cela évite pas mal de déceptions, de désillusions et beaucoup de souffrances.
« Quand les gens ne viennent pas à toi ou que les choses ne se font pas, c’est qu’ils ne t’apporteraient rien de bon. Aie confiance en l’Univers car ce qui t’est destiné te trouvera. »
Il est bien vrai que dans la vie, peu de gens sont capables de t’aimer comme toi tu les aimes, dans la réciprocité de volonté d’aimer, à travers le respect et la confiance que tu te portes. Alors, rien ne sert de forcer les choses ou de les attendre. Elles se font ou ne se font pas, il faut savoir les laisser partir quand elles s’en vont, les accueillir quand elles viennent. Ce n’est pas accepter, de vouloir tout contrôler, de les forcer ou les rejeter.
« Accepter c’est aimer, car si tu refuses ce qui est, il n’y a pas de confiance et si tu le forces, il n’y a pas de respect. »
Ainsi,
« Celui qui s’aime et qui accepte la Vérité de ce qui est, n’a pas peur de ne pas être aimé, ni de perdre ce qu’il ne peut faire sien. »
Nous ne pouvons aimer ni changer pour eux, ni faire preuve de volonté et de courage pour résoudre les problèmes ou se sortir de situations délicates à leur place. C’est à eux d’exprimer leurs désirs d’être et d’avoir, à eux de se valoriser et de se respecter suffisamment pour se libérer et rendre concrets leurs rêves et volontés. A eux de comprendre que
« Il faut aimer pour vivre et s’aimer pour vivre sa vie. »
Lâcher prise c’est donc retrouver la liberté d’agir dans son intérêt, dans le but toujours bienveillant de se faire du bien puis d’en faire autour de soi. Cela nécessite d’être en paix et en Amour avec ce que nous sommes vraiment, d’accepter notre Vérité et avoir le courage de la sincérité envers Soi. C’est récupérer l‘instant présent, se dépouiller de son passé, c’est-à-dire savoir se pardonner d’avoir été, et s’autoriser à se tourner vers ce que l’on veut être et devenir.
« Se dépouiller de ce qui a été et de ce que l’on a été par le pardon, est l’étape initiale, indispensable et extrêmement libératrice de tout changement. »
C’est accepter ses ressentis, mêmes les plus douloureux, les transformer en volontés, en optimisme, en art… pour continuer son chemin, tout seul mais en s’aimant. C’est accepter l’Amour venant de Soi, que l’on ressent pour tout ce qui nous plaît, puis l’exprimer sous toutes les formes possibles, en vue de le vivre et de le faire sien. C’est retrouver du temps pour Soi, pour se faire plaisir, s’accorder sans honte les douceurs et les bienfaits de la vie, exprimer son potentiel créatif, réaliser ses rêves, donner du sens et des objectifs à son existence.
« S’aimer c’est se donner le temps et la liberté de faire connaissance avec Soi, puis de ressentir et d’exprimer l’Amour que nous sommes. »
C’est vouloir se connaître par soi-même et non plus à travers ce que pensent les autres de nous, c’est les laisser penser et exprimer ce qu’ils veulent, sans en être affecté. Se libérer de leurs avis, c’est se libérer de leur vie et du contrôle qu’ils exercent sur la nôtre.
« Décider que l’avis / la vie des autres ne t’affecte plus, c’est être libre de tes choix et atteindre ton propre bonheur. »
Ainsi, lâcher prise, c’est récupérer le pouvoir sur sa vie, en devenir le maître, en étant libre d’être et d’aimer selon ses volontés et ses envies. C’est aussi libérer les autres de notre emprise sur eux, en les laissant se débrouiller seuls, en les aidant à développer leur autonomie et leurs potentiels. C’est leur permettre de se voir eux-mêmes, de s’épanouir dans leurs savoir-être et savoir-faire, de s’estimer et de se faire confiance, c’est-à-dire les laisser libres de s’aimer.
Peut-être faut-il juste savoir profiter de l'amour de l'autre tant qu’il est exprimé, au lieu d’essayer de le forcer s’il ne l’est pas, de le faire durer par sa seule volonté s'il ne l'est plus, ou de s’y accrocher démesurément au risque de perdre son propre Amour. Oui, le lâcher-prise est force d’acceptation, source de libération, liée directement à la capacité d’aimer. Il est l’allié de l’Amour de Soi, en le rendant fort et pérenne.
« Accepter que tu ne sois plus, pour me tourner vers demain avec Amour et optimisme, est ma force de vivre. »
Lâcher prise, c’est saisir l’instant et pouvoir en profiter dans l’authenticité de notre Vérité. C’est atteindre la paix intérieure en ayant pleinement conscience de Soi. C’est avoir bonne conscience par l’acceptation de ce qui est, et d’avoir fait de son mieux, en toute bienveillance pour l’autre. C’est ne rien attendre de lui, ne rien forcer et surtout, avoir agi en bien pour ne rien regretter. C’est se donner le temps de renaître, de faire peau neuve, de clore un chapitre pour tourner la page, ou carrément changer de livre. C’est continuer à espérer et rêver, croire en l’Amour et en la Vie qui sont en nous. C’est pouvoir exprimer librement nos belles valeurs, dans le but de faire le bien autour de Soi, en montrant l’exemple et en faisant confiance aux autres pour qu’ils gagnent eux-mêmes en pouvoir d’aimer. Oui, à l’évidence, l’Amour appelle l’Amour.
14 février 2021
« Nous devons exprimer l’Amour pour vivre, et vivre pour ressentir pleinement l’Amour. L’un ne se fait jamais sans l’autre. » - Mel
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